mercredi 27 avril 2016

Voyage: Tours et châteaux de la Loire (3)

Printemps oblige, la météo s'annonce plutôt maussade pour les jours qui viennent en Touraine, avec quelques pluies faibles et des températures assez fraîches pouvant même descendre au-dessous de zéro degré! Cependant, cela ne saurait entamer la bonne humeur et l'ambiance de camaraderie de notre groupe de voyageurs qui sont partis aujourd'hui à l'aube à la découverte de cette belle région et de ses célèbres châteaux, dont nous vous avons parlé il y a quelques semaines.

Tours sera le camp de base de l'expédition, qui prendra sans doute le temps de boire un verre place Plumereau, l'un des plus beaux fleurons de la ville, avec ses maisons à colombages:


Puis, on l'a déjà raconté, ce sera le tour de quelques-uns des plus imposants châteaux de la Loire, mais aussi de la ville de Chinon:


Nous souhaitons un excellent voyage à nos deux collègues et aux 41 voyageurs, et nous avons hâte qu'ils nous racontent ici même et dans le détail cette expérience inoubliable.

Bonne route!



vendredi 15 avril 2016

À propos de la réforme de l'orthographe (3)

Notre troisième chapitre consacré à la réforme de l'orthographe va porter sur l'accent grave, qui est appelé à remplacer l'accent aigu de l'orthographe traditionnelle lorsque la syllabe qui contient celui-ci est suivie d'un -e muet; la nouvelle orthographe entend ainsi reproduire graphiquement une prononciation ouverte qui s'est imposée depuis bien longtemps. Désormais, il devient non seulement tout à fait légitime mais aussi règlementaire d'écrire évènement au lieu du traditionnel événement (et pas que le jeudi), et même en période de sècheresse on aura toujours du mal à acheter allègrement du cèleri dans la crèmerie.

www.spellandsound.com


Là où l'application de cette règle se fait sentir particulièrement, c'est dans la conjugaison du futur et du conditionnel de verbes comme accéder, protéger, léguer, rapiécer... Comme on vient de l'expliquer, la conjugaison voulue par la nouvelle orthographe remplacerait donc l'accent aigu par l'accent grave devant une syllabe précédant un -e muet: à tous ceux qui tolèreraient (ou qui digèreraient) cela difficilement, on leur suggèrera d'écrire cèderais, possèdera ou succèderiez. Bien sûr, nous n'énumèrerons pas tous les cas possibles et ne répèterons plus la possibilité de garder l'orthographe classique.

Encore une variante, pour compléter l'éventail de situations: l'accent grave devrait également remplacer l'accent aigu dans les constructions (il s'agit en général de tournures littéraires ou très formelles) où le sujet je est postposé: eussè-je, dussè-je, puissè-je. Vous est-il déjà arrivé de devoir utiliser ces formules? Moi jamais, fussè-je le seul à le reconnaître!

Mais la nouvelle norme a prévu -comme d'habitude d'ailleurs- des exceptions, des mots où la règle ne doit pas s'appliquer. C'est le cas notamment des mots (et leurs dérivés, bien entendu) avec des préfixes dé- (comme dans dégeler, déceler, dépecer, détenir, développer, démesure ou se démener) ou pré- (comme dans prélever ou prévenir), ainsi que des mots qui commencent directement par é-, (comme échelon, écheveau, échevelé, écrevisse, égrener, élever, émeraude, émeri, épeler ou éperon). On ne nous a pas expliqué pourquoi, mais la réforme ne touche pas non plus les médecins ni la médecine, quoiqu'on l'exerce à Étretat.

Pour rappel, la règle du champion de France d'orthographe:



Toujours à suivre...

mercredi 6 avril 2016

Grand écran à l'EOI les 13 et 14 avril

Comme les années précédentes, et après le succès de public de novembre dernier, notre Département organise en avril le deuxième volet de cette activité cinéma qui plaît tant à nos élèves. Voici les bandes-annonces des films que nous pourrons voir les 13 et 14 avril prochains dans les locaux de notre École:


Marguerite, de Xavier Giannoli, un film qui a remporté 4 récompenses lors de la 41e édition des prix César fin février. Catherine Frot y a été sacrée meilleure actrice.

Ces journées permettront à nos élèves de retrouver des acteurs classiques du cinéma français comme Claude Brasseur dans L'étudiante et Monsieur Henri, du réalisateur Ivan Calbérac, ou encore Jeanne Moreau, toujours magnifique dans Une Estonienne à Paris, de Ilmar Raag:



Il y aura de l'humour aussi, avec des comédies comme Papa ou maman, de Martin Bourboulon, qui prépare déjà une deuxième partie avec les mêmes acteurs, Laurent Lafitte et Marina Foïs (sortie prévue pour décembre), ou Une heure de tranquillité, de Patrice Leconte, avec l'incontournable Christian Clavier et la présence de l'Espagnole Rossy de Palma:




Et puis, tout un éventail de situations de la vie et des relations humaines, du suspense au drame personnel, avec des titres comme Boomerang (de François Favrat), Premiers crus (de Jérôme Le Maire), Barbecue (de Éric Lavaine) ou En équilibre (de Denis Dercourt):









Rendez-vous à tous nos élèves la semaine prochaine à l'EOI. Venez nombreux!

lundi 21 mars 2016

À propos de la réforme de l'orthographe (2)

Après le tréma, deuxième volet de ce parcours du combattant qu'est la nouvelle orthographe, et nous tombons sur l'une de ses mesures les plus médiatiques, la suppression de l'accent circonflexe, qui a même provoqué ce slogan mille fois relayé (sur Twitter en particulier), 'Je suis circonflexe'.


Première chose à dire, l'accent circonflexe (le petit chapeau) ne disparait pas. Attention! me direz-vous, vous avez oublié de mettre l'accent circonflexe sur le dernier i de 'disparaît'. Eh bien, justement, la nouvelle orthographe préconise la suppression de cet accent sur les lettres i et u, sauf s'il est nécessaire pour différencier deux mots, par exemple: 'sûr' et 'sur', ou 'mûr' et 'mur', ou encore le participe passé 'dû' et la contraction 'du', les noms 'jeûne' et 'jeune', ou certaines formes verbales du verbe 'croitre' (oui, désormais sans circonflexe si on le veut) qui pourraient être confondues avec celles du verbe 'croire' ('il croit' et 'il croît', 'il a cru' et 'il a crû'...); ce n'est pas la même chose et, dans ces cas-là, il faut toujours le garder.


On peut se demander pourquoi cet accent peut disparaitre sur les voyelles i et u et ne peut pas le faire sur les autres. Pour résumer, on peut répondre que ces deux voyelles ont un seul timbre, c'est-à-dire qu'elles sont toujours prononcées de la même manière, qu'elles soient surmontées ou non d'un accent, alors que les autres connaissent plusieurs timbres, plus ouverts ou fermés, antérieurs ou postérieurs, même si ces oppositions sont très peu respectées dans certains cas aujourd'hui (la différence entre 'patte' et 'pâte' est de plus en plus rare).

Mais revenons à nos accents. On ne peut pas non plus se passer du circonflexe quand il s'agit des 1ère et 2ème personnes du pluriel du passé simple: 'nous fîmes' (de 'faire'), 'nous fûmes' (de 'être'), 'vous eûtes' (de 'avoir'), 'vous lûtes' (de 'lire') et, bien évidemment, 'vous dîtes' qui autrement serait pris pour un présent de l'indicatif. De même, l'accent circonflexe restera toujours présent sur les lettres i et u de la 3ème personne du singulier du subjonctif imparfait (et plus-que-parfait), si jamais il vous arrive de devoir l'utiliser: 'Je n'étais pas sûr que quelqu'un lût cet article!'.

Finalement, on régularise certains adverbes en -ûment sur le modèle d'autres adverbes qui refusaient déjà de... porter le chapeau: 'absolument', 'éperdument' ou 'résolument' l'emportent sur 'ambigûment', 'assidûment', '(in)dûment' qui perdent ainsi leur accent. Flute! encore des accents qui partent.

Ah! Et si vous vous appelez Benoît et que vous habitez à Nîmes, pas de souci, les noms propres (et leurs dérivés) ne sont pas concernés par la réforme!

On se résume; il parait (du verbe 'paraître' et non pas du verbe 'parer') que des mots tels que 'abimer', 'ainé', 'cloitre', 'cout', 'diner', 'gite', 'huitre', 'ile', 'piqure' vont apparaitre assidument à partir du mois d'aout dans nos boites aux lettres. Celui qui comparait (du verbe 'comparaître' et non pas du verbe 'comparer') sent qu'il y a comme un arrière-gout de brulé dans le ragout... Les maitres devront s'entrainer sans dégout ou travailler à la chaine pour murir cette orthographe fraiche et traitresse qui vient de naitre. Ci-git le roi des accents, coute que coute.

Toujours à suivre.

mercredi 16 mars 2016

Hommage à Georges Brassens (2)

C'était hier soir, à 18 heures 30. Fidèles au rendez-vous, comme l'année dernière, les deux musiciens chevronnés se produisent sur la scène de notre Salón de actos devant un public un peu froid au début pour nous présenter un choix très personnel de chansons de Brassens; en effet, le duo Cossío-Balasch a mélangé avec beaucoup de talent les grands classiques du Sétois à d'autres titres moins connus mais pas pour autant moins beaux.


Le coup d'envoi est donné avec Les croquants, qui commence à briser la glace des plus sceptiques: ils méconnaissent tout simplement le savoir-faire d'Ernesto Cossío (voix et guitare) et de Coco Balasch (contrebasse) pour lancer la soirée. Suivent Une jolie fleur  et Mourir pour des idées ("d'accord, mais de mort lente") et l'assistance est déjà happée par le rythme et les paroles toujours précises et précieuses de Brassens.


Entre anecdotes cocasses et histoires de la vie de l'auteur, racontées par les deux musiciens le temps de s'essuyer le front -car il fait chaud sur scène, les feux de la rampe y sont pour quelque chose et l'ironie de Cossío ne manque pas de nous rappeler qu'il existe aujourd'hui des technologies bon marché qui remplacent partout les bons vieux réflecteurs de l'époque de Brassens-, arrivent Le vieux Léon, puis Gastibelza que beaucoup dans le public reconnaissent et fredonnent.


On assiste avec plaisir à cette complicité des deux musiciens qui dure depuis plus de 25 ans et qui devient plus évidente dans l'art de passer du coq à l'âne pour aborder les sujets les plus chers à Brassens, comme celui de la mort, qui l'a si vite touché, lui, alors qu'il venait d'avoir 60 ans: L'ancêtre et Le testament figurent parmi les plus beaux exemples, et notre duo s'en donne à coeur joie en impliquant un public désormais invité à venir danser et chanter sur scène.



On en est déjà à la deuxième moitié du concert et les deux musiciens enchaînent avec habileté de nouveaux titres; cette fois, c'est plutôt d'amour qu'il sera question: Je me suis fait tout petit évoque avec tendresse le Brassens amoureux de celle qui l'avait toujours accompagné et qui "repose auprès de lui au Cimetière des pauvres à Sète" (ne manquez surtout pas de visiter le site Analyse Brassens). Viennent ensuite La femme d'Hector et Dans l'eau de la claire fontaine, avant de tomber sur Le parapluie, un vrai délice plein de subtilité et de naïveté.


Cossío et Balasch ont su ménager leur répertoire et ont gardé pour la fin du spectacle deux véritables chefs-d'oeuvre: Marinette, que tout le monde connaît, était le prétexte parfait pour rendre hommage à l'incomparable Javier Krahe, décédé en juillet 2015 et qui avait si admirablement adapté cette chanson sous le titre de Marieta.


Et le spectacle ne pouvait en aucun cas se terminer sans l'incontournable Les copains d'abord, un titre qui a longtemps servi à présenter ces deux musiciens sur les scènes de France et de Navarre; le public qui bat la mesure et les musiciens qui n'ont pas oublié de remarquer que si personne ne venait les accompagner sur scène ce soir, c'était parce qu'il manquait notre cher collègue PB, absent bien malgré lui et qui connaît par coeur cette chanson... et tant d'autres.


Soirée très réussie pour notre duo, qui nous rappelle avant de partir que le 30 avril prochain, à La Campana de los Perdidos, se tiendra le XVe Tribut à Brassens, un festival qui, chaque année, rend hommage au grand auteur-compositeur-interprète français; tout le monde peut y participer à la seule condition d'avoir envie de chanter et de s'amuser sur les airs de Tonton Georges.

Quant à nous, un grand bravo pour les deux artistes, nous avons déjà hâte de retrouver Ernesto Cossío et Coco Balasch et nous espérons pouvoir compter sur eux encore une fois l'année prochaine pour réécouter Brassens ou, pourquoi pas, d'autres chanteurs français...

jeudi 10 mars 2016

Hommage à Georges Brassens

Le mardi 15 mars, à 18h30, nous aurons l'occasion d'écouter des chansons de Georges Brassens reprises par deux grands musiciens: Ernesto Cossío et Coco Balasch. À signaler qu'il reproduisent l'ensemble qui a été celui de Tonton Georges tout le long de sa carrière: voix et guitare (Georges Brassens) et contrebasse (Pierre Nicolas).




Ernesto Cossío


Coco Balasch

Voici les paroles de quelques-unes des chansons qu'ils vont interpréter. "Pour pénétrer dans mes chansons il faut être un peu mon complice" nous disait cet "artisan subtil, de la langue, de la mélodie et de l'harmonie". N'hésitez donc pas à visiter le site Analyse Brassens au cas où vous auriez des difficultés à comprendre.







« Lorsque les paroles sont mûres, je saisis ma guitare et je lis et récite mes vers et mes mots, en commençant à rythmer avec la guitare … C’est ainsi que tout doucement, je découvre les petites mélodies qui vont venir scander mes vers, y "coller" jusqu’à n’en plus pouvoir s’en séparer. Je fais sept ou huit musiques par chanson, je n’en fais pas qu’une. Et c’est celle qui tient le coup le plus longtemps que je garde, je veux dire celle qui, après avoir été répétée cent fois, me plaît encore ou me déplaît le moins ».



mardi 8 mars 2016

Deux conférences à l'EOI

Demain mercredi 9 mars, nos élèves ont la possibilité de participer à deux conférences en français dans les locaux de l'EOI:

* À 17h45, Sylvie AFONSO, professeure au Colegio Británico de Aragón, parlera  des "Petites choses du quotidien d'un Français" à partir de situations bien différentes: à la maison ou à l'école, pour faire la fête ou en voyage... Nos élèves des niveaux A1 et A2 sont les principaux destinataires de cette causerie, mais tous les élèves sont les bienvenus, quel que soit leur niveau de français.

* Plus tard, à 19h00, notre conférencière abordera les "Différences entre la France et l'Espagne", un sujet qui va sans doute intéresser particulièrement nos élèves: la retraite, le travail, la famille ou les amis font l'objet d'un traitement différent de chaque côté de la frontière. Premiers destinataires, nos élèves des niveaux B1 et B2, mais bien sûr, l'accès est ouvert à tout autre élève souhaitant participer à cette activité.

Rendez-vous nombreux demain 9 mars, en Salle de Conférences (1er étage)!